Pofiter(oles) de Philippe Urraca

Message à tous les rétifs de la profiterole : vous (et anciennement l’auteur de ses lignes) avez tort. Goûtez-en une vraie, telles celles de Philippe Urraca.

Certains souvenirs sont traumatisés. Ils avaient tout pour devenir agréables : une joyeuse compagnie réunie dans un restaurant servant d’honnêtes plats. Et voilà que des empêcheurs de se remémorer en rond débarquent : une pâte à choux mollasse, une glace sans goût et un noyage de sauce cacao. La profiterole peut être un objet de haine.

Quinze (bonnes) années après ces sinistres évènements, en décembre 2014, Philippe Urraca lance Profiterole chérie. Une boutique évidemment dédiée à la profiterole.

(© Francesca Mantovani)

(© Francesca Mantovani)

L’homme voyant que je ne suis pas convaincue (d’autres raisons sont exposées ici) me fait goûter un chou. Vide.
Certes, il est ultra-frais (45 minutes maximum, tel est le credo du chef).Certes, le pâtissier est meilleur ouvrier de France. Mais cette chose est juste-un-chou.
Juste un chou ? Une coque fine, qui emplit la bouche de croustillant (le craquelin) et de moelleux. J’ai une impression de fraîcheur, comme en mâchant une brioche ultra-beurrée, qui se fait légère par sa mie filante.

Entre temps, j’ai avisé les petites meringues en train de cuire, et les carafes de sauces. J’ai aussi remarqué l’odeur qui règne dans la boutique. L’air s’y mangerait, évoquant celui d’une boulangerie où s’achève la cuisson des croissants.

profiterole-cherie-choux_av  profiterole-cherie-sauce_av

Une petite cuillère suffit à découper la profiterole (qui pourtant n’est pas molle !). Dans la version Mont-Blanc, elle pourfend une chantilly vanillée, une glace au marron et un confit de cassis. La sauce marron vanillée est lisse, concentrée de goût, tout en rondeur et force. Elle rappelle le plaisir du pralin pur.
Remarquez la quantité de sucre, purement hallucinante, dans cette énumération. Elle est balancée par le froid-frais de la glace et surtout par la puissance du fruit noir, acidulé.

Les profiteroles citées au début de cet article ont perdu – dans mon cerveau du moins – le droit de porter ce nom.
Celles de Philippe Urraca font de vrais beaux souvenirs.
(N’oubliez pas la bonne compagnie, chose dont chacun devrait se munir en prévision d’agapes culinaires.)

Profiterole chérie
17, rue Debelleyme
75003 Paris
Du mardi au dimanche de 10h à 20h
01 42 77 90 62
contact@profiterolecherie.fr
(6 à 7 € la profiterole)

(Contrairement à ce qui fut affirmé dans le post précédent;j’avais encore des choses à dire.)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s