La bière : nouveau champagne ?

2008 : la France compte 298 brasseries.
2013 : la France compte presque 500 brasseries.

Entre ces deux dates, le phénomène des microbrasseries, né aux États-Unis et au Québec, s’est implanté en France.
Dans ces entreprises à taille humaine, des Hommes brassent une bière qu’ils aiment.
Par la suite, d’autres Hommes vendent ces bières, qu’ils aiment.
Les derniers Hommes de cette histoire boivent ces bières, qu’ils aiment.

 

Chose extraordinaire : nous avons découvert que ces Hommes s’apprécient les uns les autres.

Entrez dans un monde en effervescence.

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(Après deux mois de travail, nous vous livrons notre webdocumentaire. Prière à vous d’être indulgents. Nous sommes étions trois élèves en « Presse écrite », et relativement incompétentes au niveau du graphisme ou avec une caméra …)

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

© 2014 Mélanie Caous, Victoria Laurent et Auriane Velten, with Wix.com.

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(Ma) Petite histoire de café – Kooka Boora

Le café se boit par gorgetée, gorgée sirotée. Les amateurs n’y recherchent pas tous la même chose. J’aime sa bizarrerie.

Le café est un aliment. Aussi liquide que de l’eau, il devient épais, presque sirupeux, sous la langue. Lisse de tout point de vue, il râpe pourtant les papilles.
Je suis adepte depuis un premier café qui m’a fait du bien. Je travaillais pour le première fois. Dans la cuisine vide, trônait la machine à laquelle chacun venait chercher un plaisir qui m’était inconnu. Je voulais du chaud. J’ai trouvé une chose forte, et étrange.

Bientôt, sur mon bureau, trônait ma boîte de café. Elle était symbole de ma capacité à faire ce que j’étais censé faire (et à être une « adulte »).
Mais ce café, cette poudre, ces boîtes, tous les disent mauvais. J’ai cherché un lieu où goûter le bon. A quelques minutes de ce bureau, Kooka Boora (Paris IXème) m’a accueilli. Ce « cafeshop » est un lieu de gestes. Ceux qui y travaillent sont attentifs à la manière de faire.

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Café(s) en préparation

La première tasse, d’apprentissage, fut un mocaccino (café-lait-chocolat). J’ai eu en tête le réconfort des gobelets de café-noisette des soirées à la fac’; et en bouche un meilleur goût.
Après, j’ai connu le cappuccino du goûter, le muffin-muffinesque et le brownie-browniesque (parfaitement dans les clous de mes sévères critères). Puis le long black à emporter avec un sandwich.
Et enfin le café glacé, summum de l’étrange, du café chaud – par nature – servi froid – de température. Du café rude est mélangé au lait tout doux et à des glaçons tout à la fois rafraichissants et brûlants.

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Mocaccino d’hiver / Café glacé d’été

Kooka Boora (KB CafeShop)
63, rue des martyrs/ 53 avenue Trudaine, 75009 Paris
De 9 h à 19 h en semaine; 10 h à 20 h le week-end
(5€ le sandwich; 4€ le café glacé, le mocaccino ou le browni; 3€ le long black ou le muffin)

Du plaisir de l’excés

« J’adore les glaces : crèmes glacées saturées de lait, de gras, de parfums artificiels, de morceaux de fruits, de grains de café, de rhum, gelati italiens à la solidité de velours et aux escaliers de vanille, de fraise ou de chocolat, coupes glacées croulant sous la chantilly, la pêche, les amandes et les coulis de toutes sortes, simples bâtonnets au nappage craquant, fin et tenace à la fois, qu’on déguste dans la rue, entre deux rendez-vous, ou le soir, en été, devant la télévision, quand il est clair désormais que c’est seulement ainsi que l’on aura un peu moins chaud, un peu moins soif … » (Extrait de Gourmandise par Muriel Barbery)

La glace de quand-j’étais-petite n’était pas bonne. Les deux boules au chocolat, sans chantilly, des restaurants de campagne sont toujours décevantes. (Ma sœur, intelligement, se repliait sur la vanille, une valeur sûre).
Plus tard, j’ai adoré les glaces – mais pas toutes.

Je n’aime pas

Les glaces équilibrées, tout en nuance et en délicatesse, pas trop sucrée et pas trop grasse. Le sorbet au chocolat de la Maison du chocolat est une merveille. Une merveille qui ne comble pas mon envie de glace. Une pulsion de temps de canicule, comme d’autres ont des pulsions de temps de grossesse.

La glace est un plaisir du moment – évidemment. Impossible de la grignoter : elle se dévore. Elle doit être trop. Juste un peu. Trop de sucre, trop de crème, trop grosse aussi : ce léger excès rend amoureux façon passion dévorante.

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Les glaces proposées dans la boutique Lindt près de l’Opéra (Crédit photos : Studio Pixels & Papillon)

J’aime

Les cornets du marchand aux 4 267 choix (au bas mot), spécialisé dans les touristes estivaux. Il confectionne ses cornets sur place et propose la meilleure saveur « pâte à tartiner » que je connaisse.
Les bâtonnets entourés de beaucoup de chocolat et autant de noisettes, que mes grands-parents m’offraient sous l’ombre de la vigne.
Les pots pleins de choses mauvaises pour la santé pour lesquels je fais des allers-retours entre le congélateur et mon bureau. (En été, je travaille tant avec un ordinateur qu’avec une petite cuillère).
Sans oublier les cornets de
gelati dégustés au fil des rues de Florence et de Sienne, qui n’étaient plus des péchés grâce au plaisir partagé de deux amies.

J’ai aimé ce cône-dans-la-rue arraché au magasin Lindt, près de l’Opéra.
Une glace de ville bruyante et agitée, dont le stress devient amusant grâce à ce
trop que j’évoquais. Les goûts de chocolat (blanc et aux lait avec des noisettes) étaient pleins de ce qu’ils devaient, de ce qu’on cherche dans la tablette croquée devant la télé.

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Le pot peu glamour qui prouve que l’habit ne fait pas le moins, et que l’emballage ne fait pas la glace.

J’ai aimé ce pot-devant-une-série-sanglante commandé à Toupargel (les restos étoilés ne sont pas – encore – mon quotidien).
Attaqué – et fini – à la cuillère à soupe, la glace au caramel au beurre salé a un effet rassurant face aux pires horreurs. Y sont inclus des morceaux de caramel explosant sous la dent et une sauce qui rajoute – pêché – un crémeux supplémentaire à chaque bouchée-gorgée en train de fondre.

Boutique Lindt
11 bis rue Scribe
75009 Paris
D
u lundi au samedi de 9 h 30 à 20 h 00 – le jeudi jusqu’à 21 h 00
5,50 € les deux boules

Toupargel
4, 90 € le pot de 500 ml « Petite folie n°20 : Pot caramel au beurre salé avec sauce et éclats de caramel »