Pari réussi pour le Pari fermier

L’image du fermier bougon, en sabots dans la gadoue, a vécu. Au Pari fermier se rassemblent avec le sourire certains de ceux qui créent de A à Z des produits gourmands. Ils font quelques minutes ou plusieurs heures de route afin d’apporter « le goût du terroir » aux Parisiens.

« Je suis impressionnée par tout ce qu’on a acheté en une demi-heure », sourit Peggy. Un peu effrayés par leurs dépenses, la jeune femme et son ami David se rassurent aisément: « On découvre des produits de qualité et on évite de passer par la chaîne des intermédiaires qui s’en mettent plein les poches ».

entrée
La décoration de l’entrée donne le ton.

Le dernier salon Pari Fermier a pris place au Parc floral du château de Vincennes du 1er au 3 novembre. Ces salons réunissent régulièrement des producteurs en provenance de toute la France. Parmi eux Christophe fait déguster les fromages de la ferme Chambon. Il résume les motivations de ses confrères : « On vient valoriser nos produits et apporter le goût de notre terroir à nos amis citadins. Finalement, il y a deux objectifs : redonner du lien entre producteurs et consommateurs et dénoncer les profits qui se font sur notre dos à tous! ». Cet engagement militant, ils l’ont tous, à des degrés divers. Leur intérêt est également économique.

Acheter… et déguster

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Les producteurs proposent…

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…les visiteurs disposent.

Avoir un stand sur le salon, ce qui nécessite d’affronter une liste d’attente conséquente, est un bon plan. Caroline présente ses miels et pains d’épices pour la première fois. « L’organisation est très connue, et courue, par les producteurs…. La qualité des produits est homogène et l’avantage c’est que nous sommes tous producteurs ».
Impossible pour les clients, comme sur d’autres salons, de les confondre avec des revendeurs. « Ça permet de cibler des consommateurs avertis, qui viennent discuter… » complète la vendeuse. Consommateurs « avertis » et donc prêts à payer plus cher. « Évidemment, les prix sont sans doute majorés, adaptés à Paris » suppose Damien, jeune papa de 36 ans, qui explique à son fils le processus d’extraction de l’huile de colza. Ce qui ne le gêne pas. « Je préfère acheter moins, mais de meilleure qualité » conclut-il.   Les commerçants partagent sincèrement cette idéologie. Ils ne se contentent pas de vendre. « Le dernier jour, on fait nos courses. On repart avec les produits de nos collègues… Ce serait dommage de ne pas en profiter! » raconte Yann le Gall. Il tend aux flâneurs une assiette de tartines de corail d’oursins, iodé et animal. Cela aussi a séduit Peggy et David: « On reviendra parce qu’on est gourmands! Et les fermiers font déguster facilement… ».

[Article rédigé pour Sakapost. Un précédent article au sujet du Pari Fermier est ici]

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