L’article qui en remet une couche

BOCO (Paris I, VIII et XII) se présente en deux lignes. Les bocaux contiennent entrées plats et desserts, de grands chefs ont créés les recettes et les produits sont bio. Tout a été dit (et redit) sur ce concept encensé (et ré-encensé). Sauf à le mettre en boite, et créer le buzz, les critiques n’ont plus d’intérêt à en parler. Mais honnêtement : BOCO est une bonne adresse.

Certaines adresses du bien-manger sont des valeurs sûres,  à glorifier encore et encore. L’auteure de ces lignes, et nombre de gouteurs-chroniqueurs, préfère les éviter. Par pur snobisme, elle chasse les adresses secrètes. Les petites perles. Les révélations qui feront  fructifier sa web-popularité. Pourtant, les lignes suivantes sont consacrées à l’archi-connu BOCO.
Selon la légende du lieu, le concept a surgi naturellement du néant afin de s’imposer aux frères Ferniot : « élevés par notre père dans le goût du bien manger, nous avons une obsession aujourd’hui: Partager notre idée du bon et du sain avec le plus grand nombre. »
La moquerie est de mauvais goût car le résultat est des plus gouteux. Toutefois les prix (6,80 à presque 10 € pour les plats) sont bien plus élevés que dans la majorité des adresses fréquentées le midi par « le plus grand nombre » des parisiens. Après dégustation, la dépense semble justifiée. La première fourchetée du « lieu noir; fenouil fondant et risotto de riz noir » (recette d’Anne-Sophie Pic; 9,80€), fait perdre leur venin aux critiques les plus acerbes. Le lieu est parfait, rosé, malgré le réchauffage précédant le service.. Le risotto est une merveille qui pourrait manquer de moelleux si le fenouil, fondant à la limite de l’évanescence ne venait rétablir l’équilibre.

lieu

Lieu noir.

Les gérants misent sur la qualité des produits, bio (et surtout délicieux), et des recettes, élaborées par des chefs connus (et surtout talentueux). Parmi eux, Philippe Conticini a concocté quelques desserts, tels sa « crème onctueuse citronnée et citron confit » (4€). Les morceaux de pain d’épice sont inutiles. Sans eux, le pâtissier serait l’égal d’un alchimiste réalisant le petit œuvre. D’une part, un confit amer, de l’autre une crème au chocolat blanc,sucrée et douceâtre. Parfait .

crème

– Crémeux –

Pour les adresses, horaires, carte et prix : le site

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